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Petit tour de nouveautés à Paperworld 2020

7 months, 3 weeks ago

Rendez-vous incontournables du début de l’année, les trois salons de la Foire de Francfort,  Christmasworld, Paperworld et Creativeworld, ont pourtant enregistré un léger recul de leur fréquentation selon les organisateurs. Pour autant,  uniquement pour Paperworld, des nouveautés étaient présentées. Petit tour, non exhaustif

 paperwolrd

 Dates à retenir : les prochains Paperworld et Creativeworld se dérouleront du 30 janvier au 2 février 2021, et Christmasworld du 29 janvier au 2 février 2021.

Christmasworld, Paperworld et Creativeworld ont réuni au total 3 051 exposants de 74 pays, venus présenter leurs produits pour la décoration, la décoration festive, le papier, les fournitures de bureau et la papeterie, ainsi que les articles de loisirs, d'artisanat et d'artistes pour le commerce national et international. Ces trois salons internationaux ont attiré environ 84 000 visiteurs de 163 pays. A titre de comparaison, les trois salons ont reçu en 2019 au total 3 112 exposants de 68 pays (FKM [Association allemande pour le contrôle volontaire des foires et des expositions] certifiés / testés), et 86 796 visiteurs de 161 pays (certifiés / testés FKM).  Dans un communiqué, la Messe Frankfurt note que « la légère baisse du nombre de visiteurs » reflète les tendances de consolidation en cours dans le commerce de détail, « mais est principalement due au chevauchement temporel avec le Nouvel An chinois ». « Outre les thèmes futurs spécifiques au secteur, c'est le haut niveau d'internationalité et la qualité exceptionnelle des visiteurs qui font du trio de salons une plateforme indispensable pour l'industrie et le commerce. Nos salons réunissent les acteurs mondiaux des secteurs sous un même toit - à l'ère numérique, ce contact personnel est la clé du succès pour l'ensemble du secteur des biens de consommation », explique Detlef Braun, membre du directoire de Messe Frankfurt. Quoi qu’il en soit,  du côté de Paperword, des grandes entreprises n’exposaient pas cette   année, celles-ci comme Durable, Trodat ou Schneider par exemple,  préférant venir une année sur deux. Cependant,  un nombre demeurent fidèles à ce rendez-vous annuel de la papeterie internationale à l’image du groupe Reiner.

Des empreintes à l’infini

Au premier plan, Pascal Regen, directeur des ventes de Reiner, en compagnie du P-DG de la société.

Certes, l’entreprise industrielle allemande Reiner poursuit son développement dans les tampons encreurs traditionnels,  mais pas seulement ;  depuis plusieurs années déjà elle investit fortement dans le marquage électronique avec ses montures en métal Jetstamp. Cet appareil mobile est doté d’une cartouche permettant d’imprimer une empreinte en noir et blanc ou en couleur simplement en plaçant une feuille, ou tout autre support, en dessous cette imprimante particulière. En 2019, Reiner a complété son offre en proposant une application pour smartphone et tablette. La machine peut se  diriger désormais à distance  procurant plus de flexibilité à l’emploi. Et pour 2020 ?  Tout d’abord, de nouvelles teintes plus vives apparaissent notamment une teinte jaune. Celle-ci permet d’imprimer une empreinte sur du verre.  Ensuite, la Jetstamp voit l’arrivée d’un nouveau support. La monture se pose dessus. Avantage : l’utilisateur peut y incérer un document papier pour y apposer un message. Autrement dit,  l’appareil devient une véritable petite imprimante professionnelle. Enfin,  quinze ans après le lancement de la première Jetstamp, une nouvelle génération de machines apparaîtra, les Jetstamp 790. Elles devraient être commercialisées au milieu de cette année. «  Avec ces nouveaux appareils et ces accessoires,  nous élargissons considérablement notre cible de clientèle, remarque avec satisfaction Pascal Regen, directeur des ventes de Reiner. Nous sommes désormais actifs à la fois dans le marquage industriel, celui lié à l’emballage et le marquage pour le bureau. Notre imprimante et sa station de marquage remplacent aisément une vingtaine de tampons encreurs traditionnels. Qui plus est, l’univers Jetstamp permet de créer toutes sortes d’empreintes à l’infini ;  il n’existe pas de limité. » Présente dans quelque 110 pays à travers le monde, l’entreprise Reiner compense ainsi le déclin léger mais constant année après année des produits traditionnels par une solution alliant un savoir faire dans l’usinage de produits en métal et les nouveaux outils numériques. » Et nous allons continuer à développer nos investissements dans Jetstamp »,  assure le directeur des ventes.

L’impression en continu d’un message

Alex Breton sur le stand Colop, l’inventeur du concept E-mark.

Sur le stand Colop régnait en maître, sans surprise,  l’E-mark une  imprimante de marquage au format poche multi supports fonctionnant depuis une application (ce sujet voir PNP n°430 d e décembre p. 32). Cependant, d’autres lignes de produits étaient exposées notamment celle écoresponsable dénommée Green Line. Celle-ci s’enrichit cette année d’un nouveau modèle de tampon encreur de poche,  le Pocket Stamp +. Désormais,  les empreintes de marquage de ces mini tampons qui s’utilisent d’une seule main peuvent aller jusqu’à 40 mm… L’offre de Colop se développe aussi dans les loisirs créatifs avec la gamme Arts & Crafts. Parmi les tampons,  à voir ceux alimentaires permettant de marquer, d’un nom ou d’un prénom par exemple, des cookies. Cependant,  l’article vedette comme nous l’évoquions plus haut est l’E-mark. Et le concept s’étoffe cette année d’un ruban en coton de plusieurs mètres pour l’impression en continu d’un même message.  La clientèle visée est celle notamment d’organisateurs de salons et d’évènements.

La nouvelle gamme Arts & Crafts de Colop pour les loisirs créatifs.

Autre nouveautés : la commercialisation d’étiquettes. Elles ouvrent de nouvelles voies d’utilisation pour l’E-mark. Il est ainsi possible de créer des étiquettes pour des emballages des papiers,  d’en apposer sur du bois, du liège, voire sur du verre. Dans ce dernier cas, la personne en charge du marquage se devra d’utiliser une étiquette transparente pour annoter, par exemple, une bouteille. Et Eric Pradel, directeur général de Colop France, d’annoncer d’ores et déjà l’arrivée prochaine de nouveaux supports pour la création immédiate de cartes de visite dans les points de vente. Nous aurons sûrement l’occasion d’y revenir…

France, Russie et Japon

Natalia Byrdina-Mosser, nouvelle responsable grands comptes chez Tarifold (T3L)

Du mouvement chez Tarifold, la filiale du holding T3L. Suite au départ de Michèle Herrig, responsable grands compte pour la France, c’est Natalia Byrdina-Mosser qui prend le relai. Présente dans le groupe depuis plusieurs années, elle avait en charge jusqu’à présent l’exportation. Cependant, dans ses nouvelles fonctions elle conservera tout de même le marché russe, pays d’ont elle est originaire, et pendant quelque temps celui japonais, une arrivée récente au pays du Soleil Levant à laquelle Natalia Byrdina-Mosser a participé grandement. Du côté des investissements, Tarfold a repris récemment la marque française Smartfolder, gamme brevetée de chemises de classement. « Nous sommes très fiers de reprendre la commercialisation d’un produit de fabrication 100 % française, comme le sont nos systèmes de présentation. Nos clients sont demandeurs de solutions pratiques, qualitatives et innovantes, et Smartfolder répond parfaitement à ces critères ! », déclarait alors avec satisfaction, Guy Raynaud, président de la société. Smartfolder sera totalement intégré à l’offre de Tarifold et conservera son nom. Autres nouveautés toujours chez Tarifold : le lancement de deux nouveaux cadres. Le premier  est un cadre toute surface  doté  de ventouses en silicone ; autrement dit,  pas besoin d’une colle quelconque pour l’opposer sur un mur. Le second est un cadre adhésif permettant d’écrire et d’effacer en utilisant un marqueur effaçable à sec. Une autre version existe offrant la possibilité d’insèrera à l’intérieur une feuille de papier. Paperworld 2020 a aussi l’occasion pour le groupe de présenter un prototype de tableau sur roulettes multi usages, dont une des deux faces est dotée d’un tableau blanc. Il peut également servir de panneau acoustique. Prototype qui n’a pas encore de nom mais dont la commercialisation, une fois le produit fini,  devrait se faire cette année vers le second semestre. Par ailleurs, Tarifold enrichit sa gamme Color Dream d’un sac à dos,  de trousses et de prote clefs en forme de pompons, du plus bel effet. Le groupe T3L c’est également la marque Jalema. Sur le salon était exposée la toute nouvelle gamme Noire de produits de rangement fabriquée totalement à partir de cintres recyclés, tout comme les bannettes qui, elles, sont fabriquées à 100 % de bouteilles en plastique.  En plus de la marque d’articles de classement personnalisables et sur mesure de Probeco,  T3L exposait également ses nouveaux packaging pour les magasins de ses différentes gammes d’adhésifs à marque 3L Office. Laquelle commence ainsi à investir le marché B to C.

Tout d’or habillé

Fidèle à sa politique de proposer une offre différente de celle de la concurrence en misant sur des articles premium, l’industriel italien Balma, Capoduri & C. est ainsi connu pour sa colle blanche sans solvant Coccoina et ses agrafeuses/perforateurs Zenith ... Rappelons que les produits de Balma, Capoduri & C. sont commercialisés en France par Carpentras Sign.  Cette année,  l’industriel présentait à Paperworld 2020 sa nouvelle ligne agrafeuses et de perforateurs la Zenith Gold Line. « C’est, pour nous,  souligne Aldo Balma, directeur général du groupe,  une nouvelle manière de présenter autrement nos produits et de nous distinguer. » La Gold Line regroupe les agrafeuses Zenith 548, les perforateurs 520 Zenith, un coupe papier Zenith 585 et des attaches papier Zenith 815. Les coques de chaque modèle, mis à part les deux derniers, sont recouvertes soit de noir, soit de rouge, le tout  habillé « d’or ».

Du filtre à cigarette à la ramette

Passage de relai. Michel Febvet, directeur des ventes papier des Papeteries de Clairefontaine, prend sa retraite d’ici à l’été prochain.  Son remplaçant : Jérôme Accou.

Du changement aux Papeteries de Clairefontaine. Après plusieurs années au sein du groupe,  Michel Febvet, directeur des ventes papier, prend sa retraite d’ici à l’été prochain.  Son remplaçant : Jérôme Accou. Ce dernier a intégré les Papeteries de Clairefontaine depuis janvier dernier. Ingénieur biologiste, il a notamment travaillé durant quinze ans chez l’industriel papetier PDM (Papeterie de Mauduit) Industries - SWM Services, spécialisé, entre autres, dans les papiers filtres à cigarette. Quoi qu’il en soit, le marché du non couché sans bois, et plus particulièrement celui de la ramette, poursuit sa route sans grande révolution, pour ne pas dire aucune, comme le souligne Michel Febvet. « 2009 a été une année positive pour les Papeteries de Clairefontaine. Nous avons tenu nos positions et nos activités sur la ramette blanche »,  constate-t-il. Et d’ajouter, aussitôt : « Nous avons la chance d’avoir une clientèle très fidèles. » Tant est si bien qu’au final que les Papeteries de Clairefontaine terminent l’année 2019 avec une croissance de 5 % en volume, pour les supports graphiques et bureautiques. Cependant,  ce dernier exercice a été marqué par une décroissance des papiers couleurs, comme c’est le cas depuis quelques années. Parallèlement,  le directeur des ventes a noté une demande croissante de papiers recyclés, « demande qui a été très forte en 2019 par rapport aux précédentes »,  précise-t-il. Finalement, l’année dernière ressemble aux précédentes avec une baisse lente et continue de la consommation de ramettes et une hausse de la demande de supports graphiques, comme c’est le cas depuis plusieurs années

Si en 2018 l’industriel papetier a pu faire passer des hausses de prix auprès des acteurs du marché,  2019 a enregistré un reflux du prix de la fibre vierge. « Nous avons atteint un plancher et nous allons assister à une remontée des coûts des matières premières », prévient Michel Febvet. Cependant,  il ne pronostique pas de hausse de ses tarifs  dans les six prochains mois au minimum. Qui plus est, les usines de production de ramettes ne sont pas encore chargées. « Cela dit,  je n’ai pas d’inquiétude pour la charge de nos machines pour le semestre qui vient. Et les prix sont calmes ; le marché est stable. »  Côté investissements, si aucune nouvelle ramette ne devrait apparaître à court terme, «  nos grammages et nos papiers couleurs, autrement dit l’ensemble de toutes nos gammes, sont adaptées au marché », l’industriel poursuit à améliorer sans cesse ses services envers sa clientèle, notamment en logistique. « Nous allons améliorer l’automatisation de nos sites et augmenter raisonnablement nos capacités de production et de stockage », conclut-il. A titre d’exemple, les Papeteries de Clairefontaine augmenteront leur production de papier de 10 000 tonnes pour atteindre 180 000 tonnes par an. Qui a dit que l’heure du zéro papier avait sonné…

F. L.

Une curiosité sur le stand Exacompta, des classeurs Falken estampillés du logo Vegan (colle totalement naturelle). Les verra-t-on un jour en France ?