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Pandémie - Bureautique - Epson : le  point avec Ernest Quingles, directeur général France, Espagne et Portugal

2 weeks ago

Mécène du projet The SeaCleaners, tout comme Pilot France,  porté par le navigateur et aventurier franco-suisse Yvan Bourgnon, la filiale Epson France poursuit sa stratégie offensive en matière de RSE. Et annonce sur le plan des ventes, par la voie de son directeur général d’Epson France, Espagne et Portugal, Ernest Quingles, une année très dynamique, en dépit de la crise pandémique, s’agissant de son segment Impression BtoC. 

epson

Pour les secteurs de la papeterie et de la fourniture de bureau, la crise de la Covid-19 – et notamment son épisode 1 du confinement - n’en fut pas une. En tout cas sur le plan des affaires. Les chiffres publiés par GfK le prouvent, concernant plus précisément le segment de l’informatique : à fin août 2020, ses ventes en valeur affichaient +13%. « Et au 30 septembre, le secteur réalis[ait] plus du double de ses ventes habituelles, avec 3 milliards d’euros de chiffre d’affaires et 37 millions de pièces écoulées », indiquait, le 14 octobre 2020, notre confrère LSA.

Des chiffres de croissance « incroyables »

Pour Epson France (249 millions d’euros de CA annuel au 3 mars 2020, et 250 salariés), le confinement de mars-avril dernier fut tout aussi profitable. « Nous avons enregistré, durant cette période, des chiffres de croissance incroyables sur le segment de l’impression « individuel », confie Ernest Quingles, directeur général d’Epson France, Espagne et Portugal, soit un CA en hausse de 50 %, dans un marché, lui, a progressé de 30 %. » Concernant le segment impression « bureau » en revanche (et sans surprise eu égard au déploiement du télétravail dans le secteur tertiaire), « le confinement a eu un impact négatif sur notre activité, avec des ventes en baisse d’environ 30% », poursuit le patron d’Epson France. Avant d’ajouter : « Fort heureusement, dès le mois de juin 2020, nos marchés BtoB sont repartis très forts, si bien que nous avons rattrapé, à mi-novembre 2020, le retard accusé durant cette période du premier confinement. »

Une chaîne d’approvisionnement intacte

Et quid de l’activité « impression » de la filiale française du géant japonais (8,6 milliards d’euros en 2019) à l’amorce du reconfinement de novembre ? « Nos ventes BtoC restent soutenues, affirme Ernest Quingles, grâce, notamment, aux travailleurs en home-office. Et si les écoles restent ouvertes, aucune chance que la courbe s’inverse. » Autre élément positif qui permet à Epson France (« la filiale du groupe la plus performante en Europe », glisse son directeur général) de surfer sur le haut de la vague : « Le fait que les magasins spécialisés dans la fourniture de bureau restent ouverts, dont les superstores, poursuit ce dernier, les produits de l’informatique et ceux de la communication étant essentiels à l’activité du pays. » Il ajoute : « Nous avons aussi su, durant toute cette période et malgré les confinements, maintenir intacte notre chaîne d’approvisionnement des points de vente. Ainsi, 100 % de nos clients ont continué à être livrés, via notre plateforme européenne basée en Allemagne. »

Stratégie RSE musclée

L’année 2020 a également été marquée, chez Epson France, par une nouvelle étape dans la construction de sa stratégie RSE (responsabilité sociétales des entreprises). Le 6 octobre 2020, l’entreprise devait créer l’événement en confirmant, lors d’une rencontre entre professionnels, son soutien au projet The SeaCleaners. L’objet de ce dernier, mené par le navigateur et aventurier franco-suisse Yvan Bourgnon : nettoyer nos océans des déchets plastiques grâce à la mise à l’eau, en 2023, d’un navire de haute mer révolutionnaire et autonome en énergie, Le Manta. De 60 mètres de long pour 30 mètres de large, il sera capable de collecter et de traiter en flux continu de grandes quantités de macro-déchets plastiques qui flottent à la surface des océans (l’association parle d’une capacité de récolte de 5 000 tonnes par an). Malheureusement, contexte sanitaire oblige, ladite rencontre fut annulée. 

Un soutien financier de 70 000 euros

Début novembre, les équipes d’Epson ont toutefois pris le temps de revenir, pour PNP, sur les tenants et aboutissants de ce partenariat entre la filiale française et le projet The SeaCleaners. « Notre rencontre avec Yvan Bourgnon remonte à 2018, rappelle Thierry Bagnaschino, directeur marketing d’Epson France. Nous partageons, avec le navigateur, des valeurs communes fortes, comme la protection de l’environnement, comme le traduisent les efforts que nous entreprenons, depuis de nombreuses années, en matière d’économie d’énergie et de baisse de nos consommations de matières plastiques. » Ainsi, le mécénat d’Epson France en faveur de l’association d’Yvan Bourgnon se matérialise par un soutien matériel et technique au projet via la fourniture des imprimantes au cabinet Ship-ST, concepteur naval du Manta. « Soit un budget de l’ordre de 70 000 euros », précise Thierry Bagnaschino. 

Programme Vision Environnementale 2050

Et Ernest Quingles de compléter : « Ce projet avec The SeaCleaners nous l’avons fait converger avec un autre que nous menons en Espagne, et qui a pour objet, également, de récupérer des déchets plastiques. » Il faut dire que l’engagement d’Epson sur le terrain de l’économie circulaire fait figure, depuis de nombreuses années, de levier prioritaire de sa politique R&D. Pour rappel, le fabricant s’est fixé, dans le cadre de son programme Vision Environnementale 2050, trois principaux objectifs : une baisse de ses émissions de gaz à effet de serre de 19% en 2025 ; le recyclage de ses produits ; et la préservation de la biodiversité en coopération avec le tissu local des filières où il est implanté.

Chritian Capitaine 

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Repères : Série ET-5800, une gamme pour le télétravail et les petits bureaux

L’actualité produits sur le segment de l’impression A4 est marquée, en 2020, chez Epson par le commercialisation de sa gamme jet d’encre ET-5800. Cette imprimante multifonction couleurs, bien adaptée aux usages des petits bureaux et aux télétravailleurs, présente des fonctionnalités comparables à la technologie laser en ce qui concerne sa rapidité d’impression (25 pages couleurs par minute). Compacte, connectée et dotée de bacs papier à capacité élevée (soit jusqu’à 550 pages), elle est équipée de la technologie EcoTank : les réservoirs haute capacité de l’imprimante sont rechargeables avec ses bouteilles d’encre de rechange. Et pour une haute production : soit 7 500 pages monochromes et 6 000 pages couleurs.