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Groupe Bic (1) : « Nos résultats 2019 ont été plus faibles qu’initialement prévu. Cependant… »

1 week, 1 day ago

Le maintien et le développement de la croissance de Bic réside finalement dans son plan de transformation intitulé « Bic 2022 – Invent the Future ». C’est ce qui ressort des propos de Gonzalve Bich, directeur général de Bic, en commentant les résultats annuels de la multinationale. « Dans un environnement de marché volatile et qui demeure complexe, nos résultats 2019 ont été plus faibles qu’initialement prévu. Cependant, en dépit de vents contraires dans nos trois catégories de produits, et parce que nos équipes sont restées concentrées sur l’exécution opérationnelle, nous avons gagné ou maintenu des parts de marché dans la plupart des zones géographiques et su saisir des opportunités de croissance sur des marchés prometteurs à travers des acquisitions ciblées en Afrique »,  explique-t-il.  Et d’ajouter : « La mise en œuvre de notre plan de transformation « Bic 2022 - Invent the Future », qui fera de Bic une entreprise plus efficace, plus agile et plus centrée sur le consommateur est en bonne voie. Je suis convaincu que ce plan, associé à notre solide modèle économique, permettra à Bic de générer de la croissance à long-terme et de créer de la valeur pour toutes nos parties-prenantes. »

1er marché,  l'Amérique du Nord 

Du reste,  pour l’exercice 2020, le groupe table sur un résultat du chiffre d’affaires à base comparable compris entre un repli de 0,1% et une hausse de 1 %. Autrement dit, stable. Il s’attend également à une croissance plus grande au second semestre par rapport au premier… Dans le détail,  les ventes globales de Bic au 4e trimestre ont été de 501,2 millions d’euros contre 511 millions un an plus tôt,  soit un recul de 1,9 %. Pour l’ensemble de l’exercice,  le chiffre d’affaires est de 1,949 milliard, identique ou quasiment à celui de 2018 (1,949 800). Quant au résultat net part du groupe normalisé* au 4e trimestre, il est passé de 75,6 millions en 2018 à 69,4 millions en 2019. Et pour l’ensemble de l’exercice 2019,  il est de 246,7 millions contre 267,8 millions un an auparavant. A noter que le marché européen est arrivé en troisième position en termes de chiffres d’affaires en 2019,  derrière les « marchés en croissance » et l’Amérique du Nord, soit respectivement : 558,9 millions (- 0,1 %), 626,1 millions (+ 0,3 %) et 764,4 millions (-0,2 %)

Et la papeterie ?

Le groupe a écoulé l’année dernière 6,9 milliards d’unités contre 7,3 milliards précédemment. Pour autant, le groupe a su valoriser son offre, le chiffre d’affaires progressant de 0,3 %, à 774,4 millions contre 771,9 en 2018, lequel avait enregistré un recul des ventes de 4 % à l’époque. Le résultat d’exploitation normalisé est de 47,8 millions, en retrait par rapport à celui de 2018 (62,8 millions). En ce qui concerne la marge d’exploitation, elle a été de 6,2 %en 2018 contre 8,1 % en 2018. Pour expliquer ce repli,  le groupe avance une hausse du coût des matières premières et des taux de change défavorables…

Europe en forme,  l'Inde à la peine 

Par zone géographique, Bic annonce avoir « surperformé » dans des marchés jugés stables et même gagné des parts de marché en France et en Grande-Bretagne.  Parallèlement, le groupe a enregistré une hausse de ses ventes en ligne de 14 % en 2019. Rappelons que l’année dernière, Bic avait lancé pour le marché français son site marchand Bic.com (à retrouver ici). Par ailleurs,  Bic reconnaît une mauvaise rentrée des classes en Amérique du Nord et un recul de 10% des ventes en Amérique latine, de bonnes progression en Afrique de l’Est en en Afrique du Sud mais une baisse à deux chiffres des ventes de Cello Pens en Inde. En ce qui concerne les autres départements du groupe, la partie briquets a enregistré un résultat d’exploitation de 217,7 millions (242,5 million en 2018), celui pour la partie rasoir étant de 47,2 millions (43,7 millions).

*Hors impact de la dépréciation de l’écart d’acquisition (Goodwill ) de Cello et de Pimaco en 2018, la cession de Bic Sport en 2018, des coûts de restructuration et de l’application de la norme d’hyperinflation en Argentine en 2018 et 2019, de la dépréciation de la marque et du Goodwill de Cello en 2019 et les ajustements des coûts des services passés au Royaume-Uni en 2019.

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