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Etude filière I+C : un marché de 5, 71 milliards d’euros

2 years, 5 months ago

Lors du congrès UFIPA, Laurent Frelat, directeur général de l’institut I+C, présentait l’étude sur la filière 2017-2018. Si l’activité de la profession est en très léger recul l’année dernière,  toutes les familles de produits comme tous les circuits de distribution ne sont pas logés à la même enseigne. Découverte.

 

 « La papeterie ne profite pas de la fin de l’embellie conjoncturelle » : tel était le titre,  peu réjouissant, de l’étude annuelle de la filière 2017-2018  réalisée par l’institut I+C (groupe Xerfi) et dévoilée lors du dernier congrès UFIPA. L’année dernière, le chiffre d’affaires réalisé par le marché global de la papeterie, y compris le mobilier et  les machines de bureau et leurs accessoires et la carterie, a été de 5, 71 milliards d’euros HT, soit une baisse de 1 % par rapport à 2017. Ce qui en comparaison avec d’autres secteurs économiques n’est en rien dramatique. Dans le détail, le marché B to C a totalisé 1,937 milliard d’euros (34 % des ventes globales), en repli de 1,5 % par rapport à 2017.

Quant à celui B to B, il a enregistré un chiffre d’affaires de 3,770 milliards (66 % des ventes totales), en recul de 1 %. Le papier a été la famille de produits la plus importante assurant 14% du chiffre d’affaires. Suivent l’écriture et la colle (13,5 %), les consommables informatiques (13 %), les cahiers et les blocs (12,5 %), les articles de classement (8,5 %), la carterie (6,5 %), l’environnement de bureau (6 %), et la famille planning et présentation à 3 %. Cette fois en termes d’évolution de la consommation, une catégorie se distingue des autres par son dynamisme : le mobilier de bureau. Elle affiche en 2018 une hausse de son activité de 5 %.

 

« Cette progression s’explique en partie par la prise en main de ce marché par les fournituristes de bureau, tient à ajouter Laurent Frelat, directeur général de l’institut I+C. De plus en plus, ils s’investissent dans ce secteur. »

De nombreux exemples prouvent cela et l’énumération de tous les acteurs désormais actifs dans le mobilier serait fastidieuse tant ils sont nombreux. D’autres familles enregistrent, dans une moindre mesure, des  progressions.  Ainsi, les cahiers et les blocs, l’environnement de bureau et la catégorie planning et présentations sont en hausse chacune de 0,5 %. Inversement, des familles de produits connaissent un recul. Les consommables informatiques et les enveloppes sont en replis, chacune de 4 %. Le classement est en recul de 3 %,  la carterie de 2,5 %, les accessoires scolaires de 2 %, la papeterie dite occasionnelle par I+C de 1 %, et le papier de 0,5 %. 

ufipa

Les circuits de distribution ont également connu des disparités. « Notre étude montre une nouvelle fois  la baisse d’activité de la GSA »,  remarque le directeur général de l’institut I+C. La prochaine rentrée des classes devrait confirmer cette tendance. Ainsi,  le marché des grandes surfaces alimentaires s’est contracté de 5,5 % l’année dernière, à 20 % de parts de marché contre 21 % un an plus tôt. « J’ajouterai, poursuit Laurent Frelat, que dans le domaine alimentaire, les enseignes de discounters continuent de progresser. Les ventes ont augmenté de 0,5 % en 2018 et ce circuit totalise 6,5 % de parts de marché. » Depuis environ deux ans, un certain nombre de ménages français effectuent leurs achats de rentrée des classes dans des enseignes comme Lidl, ce qui était impensable au début de cette décennie.

Un seul circuit enregistre un plus mauvais pourcentage,  celui dénommé Autres distributeurs par I+C, à savoir les tabacs, les kiosques, les boutiques souvenirs, les musées, les châteaux et les hôtels, etc. Il finit l’année 2018 en retrait de 6,5 % (2 % de parts de marché). Quant aux prestataires (imprimeurs, routeurs, prestataires informatiques et ventes directes), les ventes ont fléchi de 5 % (pourcentage identique pour la part de marché). La part de marché des fournituristes de bureau est demeurée identique entre 2017 et 2018,  à 37,5 %. En revanche,  leur activité a légèrement reculé l’année dernière, de 1,5 %. 

Si les pure players ont prospéré en 2018 avec une hausse de 20 % des ventes, la seule à deux chiffres,  ce circuit ne pèse encore que 2,5 % de l’activité globale. Les circuits superstores (11,5 % de parts de marché) et la VAD (6,5 %) ont progressé respectivement chacun de 3%. Quant aux détaillants, la hausse n’a été  que de 0,5 %. En 2018, ce circuit pesait 15 % du marché global, poids identiques à celui de 2017.

Un dernier chiffre : 36 430  000 points de vente en France ont écoulé des articles de papeterie l’année dernière, chiffre en légère progression par rapport à 2017 (0,5 %). Cela dit, il n’existe pas autant de papeteries et de papeterie-librairies en France, ce que la rédaction de PNP ne peut que le regretter.  Ce chiffre montre bien en revanche un déploiement lent et continu des articles de papeterie dans des circuits de distribution autres que ceux dénommés « traditionnels »…

L’ensemble de l’étude à retrouver ici