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Edito - Les dés sont jetés...

1 week, 6 days ago

-Les 1 500 salariés d’Office Depot France attendent désormais le 20 avril prochain la décision du tribunal de commerce de Lille. Treize offres de reprise ont été déposées chez l'administrateur judiciaire, ce qui semblerait plutôt flatteur,  mais ô combien trompeur pour l’avenir de cette entreprise présente en France depuis 1996.  Car, comme nous le soulignait Sébastien Fournier, secrétaire CSEC Office Depot France du syndicat UNSA branche commerce, majoritaire chez le distributeur français, une seule offre pour l'instant  propose de reprendre la totalité du groupe (voir p.11), proposition qu'il privilégie naturellement. Office Depot France est une belle marque qui a toute sa place sur le marché hexagonal et, je le répète,  il ne serait pas souhaitable, pour aucun des acteurs de la profession,  fournisseurs mais aussi distributeurs, de la voir disparaître. Certes, certaines enseignes pourraient se “féliciter” de voir un concurrent tomber à terre ;  pour autant, elles ne récupéreront pas automatiquement les parts de marché ainsi libérées. Comme le dit cet adage,  “On sait qui l’on quitte,  on  ne sait pas qui l’on prend.” Et j’ai du mal à imaginer une vente à la découpe (expression affreuse, s‘il en est), tel magasin pour X, tel magasin pour Y. Justement, des enseignes alimentaires seraient ainsi intéressées pour piocher dans le parc de points de vente d’Office Depot France. La carotte à la place du stylo,  l’alimentation industrielle à la place de la culture. Inimaginable. Donc,  la seule solution est celle d’un redémarrage global du groupe. Les dés sont jetés.  

-En parlant de dés, nous assistons à une redistribution des cartes dans le marché européen BtoB, avec, d’une part,  la prise de contrôle  Staples Solutions B.V. par Lyreco, et, d’autre part,  la vente d’Office Depot Italie par Bruneau.  Premières impressions : dans les deux cas, ces croissances externes bénéficient à deux distributeurs  hexagonaux ;  dans les deux cas, les entreprises vendues étaient détenues par des fonds d’investissements… 

-Un dernier mot : chers amis lecteurs des Hauts-de-France, de la Seine-Maritime, de l’Eure et de l’Ile-de-France, si vous pouviez aider la rédaction à comprendre ce qu’est un confinement qui n’en n’est pas un, tout en l'étant, merci de nous envoyer un courriel. Et si vous pouviez aussi nous expliquer pourquoi les magasins de jeux et de jouets sont fermés… 

Frédéric Leroi