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Crise - Fédération EBEN « Dispenser des aides,  c’est bien ; mais nous souhaitons travailler, tout simplement. »

1 week, 4 days ago

« Nos adhérents n’ont pas tous été  impactés de la même manière.  C'est ce qui ressort de notre sondage auprès d’eux », souligne d’emblée Delphine Cuynet,  directrice générale de la fédération EBEN. Ainsi,  les acteurs présents dans l’informatique et les télécoms limitent les dégâts.  En ce qui concerne la papeterie et les fournituristes de bureau, certains tirent leur épingle du jeu,  d’autres non.

« Ceux actifs dans les fournitures scolaires ont enregistré une activité quasi normale, voire identique à la rentrée précédente. Cela dit,  la GSA a profité du déploiement du télétravail durant le premier confinement,  comme l’a remarqué le baromètre UFIPA/GfK  », ajoute-t-elle. 

Quant aux adhérents EBEN présents dans le mobilier de bureau, la directrice générale juge leurs situations comme compliquées, « mais une fois passé ce nouveau cap,  le marché rebondira, car les entreprises repenseront leurs espaces de travail en les aménageant différemment du fait du déploiement du télétravail.» Actuellement, quelque 40 % des bureaux de La Défense sont inoccupés.  Des acteurs ont commercialisé aussi des kits de télétravail, lesquels ne devraient pas disparaître dans les prochains mois. 

Enfin,  pour les acteurs des solutions d’impression, « c’est très compliqué. Les achats dans la GSA ont nui à nos adhérents. Peut-être faut-il mettre en place un service MPS dans le cadre du télétravail. Il faut se réinventer. Mais les plus touchés se sont les reprographes car l'événementiel est totalement à l’arrêt.» Et de conclure : « De toute manière, quand des pans entiers de notre économie restent fermés, tous les distributeurs sont impactés, même ceux qui peuvent demeurer ouverts. Dispenser des aides,  c’est bien ; mais nous souhaitons travailler tout simplement. Et nous ne voulons pas d’une société aseptisée ! Car ils ne mesurent pas les conséquences désastreuses à venir, aussi bien d’un point de vue économique que psychologique... »