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Commerces en crise - Messieurs les bailleurs, encore un effort…

3 days, 23 hours ago

L’Alliance du Commerce, la Fédération du Commerce Coopératif et Associé (FCA), la Fédération française de la franchise (FFF), Procos et  la Fédération Nationale de l’Habillement (FNH) remarquent à juste titre que la plupart des commerçants depuis le 15 mars ne réalise aucun chiffre d’affaires.

Les fédérations se déclarent naturellement satisfaites de la loi d’urgence permettant aux microentreprises de reporter intégralement ou d’étaler le paiement de leurs loyers et de la volonté des représentants des bailleurs de suspendre les charges et des loyers et la mise en place de la mensualisation pour les TPE et les PME. Cependant, les sept fédérations demandent un effort supplémentaire : le même dispositif doit aussi s’appliquer aux enseignes plus importantes compte tenu du contexte.

« Pour permettre aux commerces de survivre à cette crise exceptionnelle en redémarrant leurs activités dans les meilleures conditions possibles, il est impératif d’appliquer le principe « zéro recette, zéro dépense ». Ainsi, il faut absolument aller plus loin que les mesures votées en garantissant l’annulation pure et simple des loyers et des charges pendant la période de fermeture imposée aux magasins pour lutter contre le Covid-19 », déclarent les de concert les sept fédérations dans un communiqué.

Et d’ajouter, notamment : « Ainsi, nous demandons aux bailleurs, notamment les plus grands d’entre eux (sociétés foncières cotées, bailleurs institutionnels, etc.) de mettre en œuvre les conditions pour annuler les loyers et les charges pendant la période de fermeture des magasins imposée par arrêté ministériel et adapter ces loyers à l’activité réelle des commerces qui ont pu rester ouverts mais qui réalisent de très faibles chiffres d’affaires compte tenu du confinement. » Pour ne pas nuire à la survie cette fois des bailleurs, les fédérations se disent naturellement prêtes à les soutenir dans leurs démarches pour obtenir, par exemple, un report de leurs échéances de prêts, voire une réduction d’impôt en contrepartie de l’abandon des loyers non perçus.

Et les sept fédérations de conclure que « lorsqu’interviendra la réouverture (la reprise – Ndlr), les commerces devront consacrer tous leurs moyens pour faire repartir production et distribution. Leurs besoins en fond de roulement seront alors importants. Reporter le règlement des échéances de loyers pour les payer plus tard n’est donc pas une solution supportable : cela imputerait les moyens financiers indispensables à la reprise du commerce ».