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Commerce spécialisé - Procos : « Augmenter les loyers dans le contexte actuel serait un déni. »

1 week, 2 days ago

Tendance encourageante : les ventes des magasins du commerce spécialisé au mois de septembre ont progressé de 3,4 % par rapport à septembre 2020 et de 1,3 % par rapport à septembre 2019, remarque la Fédération pour la promotion du commerce spécialisé, Procos. En cumul de janvier à septembre, l’activité du commerce spécialisé est positive par rapport à la même période en 2020 (+ 9,3 %) mais encore loin de l’activité de 2019 (- 12 %). Certains secteurs ont enregistré des chutes à deux chiffres pour les neuf premiers mois 2021 par rapport à la même période en 2019,  comme le repli de 25,3 % pour la beauté-santé et de 20 % pour l’habillement.

Les ventes internet des enseignes restent en forte croissance : + 37 % en septembre et + 36 % sur la période janvier-septembre par rapport à 2020.

« Le contexte à la fois de l’offre (disponibilité des produits, des coûts d’approvisionnement) et de la demande (inflation sur les dépenses contraintes réduisant le pouvoir d’achat disponible pour consommer) ne permet pas d’espérer un rattrapage d’activité suffisant dans les activités les plus impactées depuis le début de l’année telles que l’équipement de la personne et la beauté-santé », souligne Emmanuel Le Roch, délégué général.

« Dans un tel contexte, une croissance des loyers de 2022 de 2,6 % à la suite de l’évolution de l’Indice des Loyers Commerciaux (ILC) n’est pas concevable. Depuis dix-huit mois, Procos demande au gouvernement qu’un travail soit engagé sur cet indice dont les évolutions ne sont plus adaptées à un commerce transformé donc à l’activité réalisée par les magasins. Une réflexion sur la logique d’une indexation et, le cas échéant, d’un indice adapté à la réalité du commerce actuel doit être engagée. Dans l’urgence, il faut impérativement suspendre l’application de l’indice pour 2022 afin de ne pas asphyxier davantage de nombreux commerçants quelle que soit leur taille. C’est l’intérêt des commerçants mais également des bailleurs. Augmenter les loyers dans le contexte actuel serait un déni. »