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Colop remodèle totalement sa communication en mettant en avant sa RSE 

4 months ago

Le principal pour une entreprise est d’aller de l’avant malgré les aléas des marchés. Colop France a ainsi décidé d’axer sa stratégie sur les questions environnementales en mettant en avant sa RSE (Responsabilité sociétale des entreprises). Mais pas seulement… 

(en photo) Eric Pradel, directeur général de la filiale française

colop


Toutes les entreprises ont été peu ou prou touchées par la crise que nous avons subie en mars 2020 et les mois suivants. Pour sa part,  le groupe Colop a naturellement rencontré des difficultés, la plupart des marchés dans le monde fermant les uns à la suite des autres. Néanmoins,  tout est question d’adaptation. Ainsi, les différentes filiales de l’industriel autrichien avaient pris les devants en anticipant les commandes à venir. Une démarche qui a eu comme résultat de permettre à l’outil industriel de continuer à fonctionner malgré les blocages de l’économie mondiale. En ce qui concerne la filiale française, son directeur général,  Eric Pradel,  annonce avoir enregistré pour son exercice 2020 une baisse des ventes de 10 %, soit un chiffre d’affaires de 3 millions d’euros. Un recul qui n’a rien de catastrophique en regard d’autres secteurs d’activités comme,  par exemple, les résultats en forts reculs obtenus par les industriels et les sous-traitants agissant dans l'aéronautique…

Une envolée et un coup d’arrêt 

Comme notre économie a été mise en sommeil,  le réveil a été brutal. Autrement dit, une fois les différents confinements achevés, l’activité est repartie à la hausse, voire de manière spectaculaire parfois, comme pour rattraper le retard accumulé.  Eric Pradel ne dit pas autre chose tout en y apportant un bémol : « Les résultats réalisés au premier trimestre de cette année ont été très encourageants, puis, depuis fin mai, l’activité est redevenue plutôt calme. En somme; nous avons connu une envolée puis une sorte de coup d’arrêt. » Et le directeur général de la filiale française d’avancer une explication : « Je pense que cela provient de la disparité de notre clientèle. Nos revendeurs traditionnels ont été très touchés par la crise. Ce qui n’a pas été le cas pour les points de ventes dotés d’un espace service et équipés de nos petites imprimantes de marquage (le système EOS - NdlR). Je pense naturellement aux superstores ;  ce circuit représente pour nous un véritable potentiel de développement. » Du reste, Eric Pradel ne cache pas qu’il cherche à étoffer sa clientèle en implantant ses produits dans de nouvelles enseignes comme Action,  Cultura, Stokomani, etc., mais uniquement pour la nouvelle gamme de tampons dédiée aux loisirs créatifs et dénommée Colop Arts & Crafts. Pour mémoire, cette diversification importante avait été présentée lors du dernier salon Creativeworld de Francfort-sur-le-Main en janvier 2020… On connaît la suite. Parmi les gammes présentes,  notons le tampon Cookies doté d’un caoutchouc alimentaire permettant de personnaliser certes des cookies mais également tout autre dessert. A noter que dans les prochaines semaines sera édité un catalogue en français.

« Toute notre énergie… »

« Toute notre énergie est portée aujourd’hui sur le développement de l’E-mark », souligne le directeur général de Colop France.  Cette imprimante de marquage au format poche multi supports fonctionne depuis une application et a vu le jour officiellement en 2019, autrement dit hier, et cela après plusieurs années de recherche et développement en interne au sein de la filiale du groupe baptisée Colop Digital, installé dans la ville de Wels en Autriche qui est également le siège du groupe. L’E-mark est un appareil de marquage électronique mobile (fonctionnant avec une batterie), basé sur la technologie jet d’encre, qui fonctionne en combinaison avec une application (smartphone,  tablette ou PC) et permet d’apposer, d’un simple mouvement latéral, des empreintes sur les matériaux les plus divers. Ces empreintes peuvent être appliquées sur tous les supports absorbant l’encre, comme le papier, les livres, le carton, les serviettes, les sacs en papier et même le bois. Dernière précision : l’encre utilisée par cette imprimante de poche a été conçue en coopération avec Hewlett Packard SPS. Avec l’E-mark,  la marque Colop est entrée dans l’univers de l’impression mobile. Information importante : pour accompagner le développement de l’E-mark, Colop France a décidé de créer un poste de commercial dédiée à cette technologie et peu avant juillet Vadrot Nishant a été recruté. Sa mission est fort simple : démontrer tous les avantages qu'apporte cette petite imprimante mobile en termes de service (personnalisation des emballages au nom du client,  entre autres) auprès de tous les circuits et enseignes de la distribution, des fleuristes aux chocolatiers... A noter que d’autres filiales ont fait de même au sein du groupe, notamment Colop Grande-Bretagne. 

Une des premières tâches de Vadrot Nishant sera de présenter deux nouveautés. Tout d’abord,  l’E-mark Ribbon Station, autrement dit la Station ruban E-mark. Il s’agit d’un système d'impression en rouleau professionnel. Grâce aux guides présents sur le support, un rouleau de tissu de 25 mètres échangeables (largeur de 10 mm, 15 mm et 25 mm), des étiquettes peuvent être imprimés rapidement et facilement. En plus du tissu, il est possible d’utiliser des rouleaux en carton fin, en papier… Cette station permet ainsi de personnaliser un emballage cadeau au nom d’une personne, par exemple. Ensuite,  la seconde nouveauté a pour nom Multiline Printing Tool.  Cet outil permet d’imprimer des cartes en PVC ou en papier (le coffret en contient 10 de chaque). L’E-mark est alors posé sur une tablette où se trouve des rails pour guider l’impression d’une carte, laquelle a été posée dessus, au préalable… Ce système offre la possibilité de créer, par exemple, des badges de sécurité. 

Un panel de clients

Parallèlement, l’entreprise a décidé de revoir totalement sa stratégie de communication. Objectif : mettre désormais en avant auprès du consommateur final les atouts environnementaux de ses produits. Ce nouveau paradigme fait suite à un sondage réalisé auprès d’utilisateurs. « Nous avons réuni un panel de clients, poursuit Eric Pradel,  et nous leur avons demandé ce que nous pourrions faire pour améliorer notre offre.  Il en est ressorti que la question environnementale prenait de plus en plus d’importance. Auparavant,  nous mettions en avant uniquement l’aspect technologique et technique de nos produits. Cette nouvelle communication sur notre engagement pour la préservation de l’environnement est d’autant plus aisée que le groupe mène depuis longtemps une stratégie axée sur la RSE. La chasse au plastique est pour nous une nouvelle opportunité de développement.  Le marché du tampon deviendra de plus en plus tendu et nous devons donner aux distributeurs de nouveaux arguments de vente. Par exemple,  avec notre gamme de tampons EOS, on ne jette plus l’encrier,  on réencre simplement le tampon. Je crois que nous sommes en phase avec les nouveaux besoins du marché.» Lancée voilà une décennie, le système Flash Eos  se compose d’un logiciel (fournit) à installer sur un micro-ordinateur. Il permet la composition de la plaque sur l’écran ; différents modèles, comme les ronds, et tailles sont proposés. Une fois le modèle terminé, il est imprimé, entre autres, sur du papier calque polyester A6. Ensuite, il suffit de l’apposer sur la machine, une imprimante laser (cartouches à lampes flash), et d’y installer le bloc comprenant la plaque vierge. Et le nouveau tampon est prêt… et réutilisable.  La raréfaction des ressources nous obligera de plus en plus à revoir nos modes de fonctionnement. 

F. L. 

Repères… Au sujet des matières premières 

« Elles ont enregistré des hausses historiques, constate Eric Pradel. Est-ce durable ? Quoi qu’il en soit,  nous passerons quelques hausses qu’à partir de 2022, pas avant, comme notre confrère ! »