s'abonner

Alkor : « Nous tenons nos objectifs ! »

2 years, 8 months ago

Mi-mars se tenait la convention Alkor où plus de 110 exposants étaient réunis au palais des congrès de Reims. L’occasion de faire le point sur le groupement et le développement de ses trois enseignes, Majuscule, Burolike et Ioburo, avec Laurent Proy, directeur général de la coopérative Alkor.

PNP : Comment se porte la coopérative Alkor ?

LAURENT PROY : Alkor regroupe actuellement 130 associés dont 33 sous enseigne Burolike, et notre coopérative se porte en effet très bien. Les chiffres parlent d’eux-mêmes. L’année dernière, nous avons réalisé 167 millions d’euros d’achats dont 114 millions sur la plateforme logistique, soit une hausse de 2,6 % par rapport au précédent exercice. En une décennie, notre progression a été de 30 %. Nous disposons de 18 500 références en stocks et plusieurs familles de produits enregistrent de belles progressions comme les articles liés à l’éducatif et à la pédagogie pour le marché scolaire, à l’hygiène, la sécurité, l’entretien au niveau des services généraux.

Qui plus est, nos adhérents se renforcent sur leur cœur de métier grâce, notamment, aux formations que nous dispensons et à l’animation des réseaux. Par exemple, nous avons organisé un challenge inter entreprises avec les forces commerciales des Burolike, et un brainstorming avec nos forces commerciales Majuscule scolaire sur l’avenir de nos métiers.

En somme, tout va bien pour Alkor…

Je considère qu’il faut toujours être humble et vigilant, tout en ayant conscience de nos forces et faiblesses. Jusqu’à présent, nous avons toujours fait ce que nous avions prévu dans nos plans d’actions. Et nous tenons nos objectifs ! Depuis 2012, notre stratégie a été de renforcer les fonds propres du groupement tout en se désendettant avec toujours pour macro objectif de rendre nos associés toujours plus forts et compétitifs. Mais pour ce faire, la centrale doit avoir les moyens de ses ambitions !  Alkor dispose à l’heure d’aujourd’hui de 23,7 millions d’euros de fonds propres. Cette somme était de 12 millions en 2012. Et sur ces fonds propres, 2 millions sont des titres participatifs souscrits par les adhérents. Cela traduit la confiance des coopérateurs dans leur centrale.

Qui plus est, le désendettement se poursuit et désormais le ratio est inversé. J’ajouterai qu’une de nos forces est de veiller à la disponibilité des produits sur notre plateforme de Saint-Quentin dans l’Aisne. C’est, pour nous, un point très important de savoir servir nos adhérents et notre vigilance est constante sur ce sujet. Pour vous donnez une idée, la semaine dernière sur nos 18 500 références seules 80 (semaine 10, du 4 au 10 mars – Ndlr) faisaient défauts.

Quels sont vos principaux objectifs pour cette année ?

Tout d’abord, nous poursuivons notre politique de couverture nationale de notre enseigne Burolike. Son potentiel de développement est important notamment dans les régions Sud et Est de la France et la région lyonnaise. Notre stratégie est de pratiquer ce que nous appelons l’intelligence d’enseigne pour la couverture du territoire national. Que chaque nouvel adhérent puisse trouver sa place en bonne harmonie avec son réseau.

Voilà quelques mois, vous lanciez une nouvelle enseigne, Ioburo. Où en est son développement ?

Sous la direction du directeur d’enseigne Jean-Philippe Thévenot, le premier Ioburo a ouvert ses portes à Charleville-Mézières, dans les Ardennes. Ce magasin, un ancien Bureau Center, appartient à Régis Lefranc. Nous tablons en 2019 ouvrir une dizaine de points de vente. Pour développer sa notoriété, cette enseigne bénéficiera d’une communication nationale lors de la prochaine rentrée des classes. De plus pour assurer le développement d’Ioburo, nous mettrons en place, très prochainement, une vraie politique de recrutement avec une présence lors du dernier salon de la franchise.

Allez-vous poursuivre vos investissements ?

C’est une nécessité. Du reste, nous activons d’ores et déjà la phase trois de notre plan d’investissements pluriannuels. Il concerne à la fois la logistique et les outils informatiques. Notre plateforme d’e-commerce Alkorshop est désormais opérationnelle et notre objectif est clair, obtenir 100 000 clients à terme. Par ailleurs, nous allons faire évoluer tout notre système informatique. Notre plan digital s’étalera sur les trois prochaines années avec la mise en place progressive d’un nouvel WMS (logiciel de gestion d’entrepôt), d’un MRP (planification et anticipation des approvisionnements) puis d’un ERP de dernière génération (progiciel de gestion l’ensemble des processus d'une entreprise).

Notre coopérative doit continuellement faire évoluer ses processus pour répondre aux flux logistiques et commerciaux de ses adhérents, en s’assurant de toujours disposer des dernières technologies. Je pense, par exemple, au dropshipment, à la gestion de stocks partagés multi sites, aux traitements de l’information, au décisionnel. Tous ces outils permettront d’améliorer encore plus l’omni canal pour nos adhérents.

Propos recueillis par Frédéric Leroi

 

Au sujet du groupe Lacoste

 

Dans notre grande interview de janvier dernier (PNP n°419), Bernard Perreau, nouveau président du groupe Papeterie Lacoste, expliquait être en pourparlers avec Alkor afin de connaître la future place de son groupe au sein ou non de la coopérative. Lors du dernier congrès Alkor à Reims, Jacques Rouard, président conseil d’administration, nous a apporté les précisions suivantes.

« Le groupe Lacoste devient de fait une société d’envergure nationale avec un fonctionnement différent de notre propre coopérative. Après des discussions ouvertes, nous avons convenu d’un commun accord de nous séparer. C’est aujourd’hui effectif. Cependant, pour assurer une sortie la plus fluide possible, le groupe Lacoste continuera à s’approvisionner chez nous cette année dans notre entrepôt de Saint-Quentin dans l’Aisne. »

Et d’ajouter, aussitôt : « Tout cela a été réalisé en bonne intelligence. Ne perdons pas de vue que le groupe Lacoste a grandi au sein de notre coopérative comme Dactyl Buro Office l’a fait au sein du groupe Intropa. Les deux sociétés sont issues du commerce associé preuve que le modèle est bon. Nous souhaitons beaucoup de succès au nouveau groupe avec lequel nous entretiendrons toujours des relations amicales. »

Pour le président conseil d’administration, la vocation du groupement est claire : réunir les entreprises locales ou régionales indépendantes, « de rassembler les femmes et les hommes de bonne volonté dans tous les territoires afin d’associer leurs énergies et leurs savoir-faire pour aller plus loin ensemble. Nous avons bâti un groupement solide, avec une logistique de grande efficacité et élaboré un plan marketing opérationnel qui traduit notre stratégie en actions concrètes sur les marchés. Nous avons donc tous les moyens pour aider nos associés à assurer la pérennité et le développement de leurs entreprises. Nous restons ouverts à tout projet qui aura la capacité de s’inscrire favorablement dans notre démarche et partager les valeurs fondatrices toujours guidées par la fidélité de nos clients.

 « La convention que nous venons de vivre et le bouillonnement qui l’a animée révèle bien le dynamisme de notre groupe. Les premiers retours sont excellents. Ils témoignent que chaque participant a pu estimer le plein potentiel de son cœur de métier. La convention aura été belle et instructive et produira des effets bénéfiques sur le terrain et surtout auprès de nos clients qui restent seuls juges de nos choix. »

Rendez-vous en 2021 pour la prochaine convention Alkor.